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Serge Lawson
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Une bonne solution ne suffit jamais

Transformation··2 min de lecture


title: "Une bonne solution ne suffit jamais" description: "Concevoir la bonne réponse est la partie visible du travail. Faire en sorte qu'elle soit portée par ceux qui devront la vivre est l'autre moitié — et c'est souvent celle qu'on oublie de planifier." date: "2026-06-12" rubrique: "Transformation"

Face à une situation complexe, mon premier réflexe est de chercher à comprendre ce qui se joue réellement : mettre de l'ordre dans les idées, identifier les points de blocage, trouver des solutions concrètes pour avancer.

C'est un réflexe d'ingénieur, et il est utile. Mais l'expérience m'a appris quelque chose qu'aucun diagnostic ne dit tout seul : une bonne solution, aussi pertinente soit-elle, ne suffit pas. Il faut encore réussir à embarquer les personnes qui devront la porter et la faire vivre.

Le moment où le projet bascule

Dans la plupart des programmes que j'ai pilotés, la difficulté n'était pas de trouver la réponse. Elle était de la rendre praticable pour des équipes qui avaient leurs contraintes, leurs habitudes, parfois leurs raisons de douter.

Concevoir une solution ou définir une nouvelle organisation ne produit pas le changement attendu. Le changement arrive quand les personnes concernées le comprennent, y adhèrent et se l'approprient. Trois verbes, trois étapes distinctes — et on peut échouer à chacune sans que le plan projet ne le signale.

Ce que j'en ai tiré

C'est cette prise de conscience qui m'a conduit à approfondir la conduite du changement, puis à me certifier à la méthodologie Prosci® et à son modèle ADKAR. Non pas pour ajouter une méthode de plus, mais pour disposer d'un cadre qui rende visible ce qui restait implicite : où en sont réellement les personnes dans leur propre trajectoire d'adoption.

Plus un programme est complexe, plus la clarté de sa gouvernance, des responsabilités et des mécanismes de décision devient essentielle.

Trois questions à se poser tôt

  • Qui devra vivre concrètement avec cette solution une fois le projet terminé ?
  • Qu'est-ce qui, aujourd'hui, rendrait son adoption difficile — et l'a-t-on écrit quelque part ?
  • Le dispositif d'accompagnement est-il planifié au même titre que la livraison technique, ou espère-t-on qu'il se fera tout seul ?

Aucune de ces questions ne relève de l'expertise technique. Toutes déterminent si le travail servira à quelque chose.

C'est pour cette raison que, derrière chacune de mes activités — conseil, formation ou coaching — la même idée revient : les organisations ont besoin de méthodes, de processus et d'outils pour avancer, mais ce sont les femmes et les hommes qui les transforment en résultats.

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